Conseil municipal du 16 juillet 2015 sur la révision du PLU, suite de l'intervention de Didier Mignot pour le groupe Le Blanc-Mesnil au Cœur.
« ….malgré l'arrivée de 2500 logements supplémentaires à proximité.... »
Le maire coupe la parole.
«Parfait, mais il faut modifier le texte, alors, parce que ce qui est inscrit dans le PLU est opposable, il faut faire attention à ce qui est écrit dedans-sous réserve d'une lecture plus détaillée, mais c'est important de l'inscrire comme tel.
Toujours sur cette question de la construction de logement, vous n'ignorer pas le projet d'Opération d'intérêt national (OIN) qui existe sur notre territoire, à cheval sur la Molette ZAC Mermoz à la Courneuve qui projette 7900 logements supplémentaires sur cette partie du territoire. Je crois qu'il faut dénoncer ce projet et faire valoir le droit des Blanc-Mesnilois de décider de l'avenir de leur ville.
Autre point, la place du développement économique et industriel est également à considérer, selon nous, d'une autre manière. Il y a besoin de logements, bien évidemment, mais également d'emplois, et le tertiaire ne peut répondre à lui seul à l'enjeu. A ce titre, y compris pour le rayonnement du Blanc-Mesnil dans la région, l'interdiction (puisque c'est formulé comme tel) des activités industrielles figurant dans la note ne va pas dans le bon sens.
Il existe aujourd'hui bon nombre d'industries, d'usines de production, qui ne sont pas des usines gigantesques, qui ne sont pas forcément polluantes et qui ne sont pas n'ont plus, d'ailleurs, utilisant y compris des technologies très en pointe qui participent au développement des richesses du pays, de la région et donc du Blanc-Mesnil. Ce sont les entreprises souvent pourvoyeuses d'emplois plus ou moins qualifiés dont notre ville à besoin ; cela ne surprendra personne et je pense que tout le monde est d'accord.
Je continue de penser ( sans relancer le débat, que nous avons raté une occasion avec votre refus de l'implantation de l'usine de méthanisation, qui aurait constitué ce que vous continuer d'ailleurs d'appeler improprement dans les documents « l'écopôle », qui aurait été exemplaire en Europe.
Je prends par contre comme exemple le projet Descartes Spirit qui est situé en zone UI ou UAB, en fonction du plan de zonages tel qu'il est présenté, où il est clairement établi que toute activité industrielle est interdite. J'ai rencontré très récemment au Salon du Bourget un certain nombre de chefs d'entreprise aéronautique (ce ne sont pas de grosses entreprises, ce sont des PME, mais les PME font aussi de l’industrie) qui ont dit être intéressés potentiellement (c'était d'ailleurs l'objet de la construction comme nous l'avions projetée de ce parc d'activité) par une installation dans ce parc idéalement situéà proximité des aéroport et du lycée des Métiers de l'Aérien qui est le lycée Aristide Briand. Si les choses restent en l'état, l'industrie, comme c'est stipulé dans le règlement étant interdite, ils ne pourront s'installer. C'est une première chose que je veux dire... »
Nouvelle coupure du maire.
« ...Je parle d'entreprises industrielles, d'entreprises de production. »
Apostrophe du maire : « celles qui polluent »
« ...Non »
Nouvelle coupure du maire.
« ...Des entreprises industrielles qui font de la production manufacturée à partir de matière premières cela s'appelle l'industrie., il y en a plein qui font cela dans le carré Einstein dont on parlera tout à l'heure. Cela ne pollue pas. On peut très bien assembler des production manufacturée à l'aide de machines et à partir de matières premières ou secondaires et cela s'appelle de l'industrie. Or dans le PLU, il est marqué« toute activité industrielle interdite », donc cela pose un problème. Vous confortez cette posture dans la motivation de la zone UI, ou UAB, je ne sais plus, en disant qu'il faut renforcer le secteur tertiaire. Je pense que c'est préjudiciable. C'est une conception de la ville qui est différente, mais je tenais à le dire parce aujourd'hui le PLU, interdit toute activité industrielle. J'attire l'attention sur ce sujet.
Même problème pour le Centre Albert Einstein, je viens de l'évoquer ; il y a de l'industrie dans ce centre, essentiellement composées de PME industrielles. Que va-t-il se passer au renouvellement du bail ? C'est un vrai sujet. Encore une fois, comprenez notre posture, nous sommes encore dans une phase du débat, d'enquête publique, et nous tenons à construire aussi, parce que cela nous intéresse ce PLU, et à apporter notre vision de la ville telle que nous la concevons. Après, le débat se tranche évidemment par les votes.
Je ne veux pas alourdir mon propos. De toute façon, l'enquête publique à laquelle nous allons participer va aussi amener des éléments sur tout cela. Nous avons aussi d'autres question à soulever, je ne vais pas toutes les soulever aujourd'hui, rassurez-vous. Je pense par exemple à la trame verte et aux règles qui l'accompagnent qui méritent à mon avis- ce que nous avons pas eu le temps de faire, objectivement-une lecture détaillée, notamment sur les règlements de zonages.
Restent néanmoins quelques questions dont les réponses peuvent être utiles à nourrir cette enquête publique, sous réserve d'une lecture plus complète, mais il me semble qu'il ne faut plus faire référence du tout à l'agenda 21 dans le PLU- j'ai dit « sous réserve », je prends mes précautions, mais je l'ai pas vu en tout à ce jour.
Autre sujet : le projet de mosquée sur le terrain Descartes. Où en sommes-nous aujourd'hui de ce projet qui est important à cet endroit du terroir ?
Autre question : où en est l'opération programmée de l'amélioration de l'habitat ? Ce qui s'appelait « rénovation urbaine », l'OPAH-RU qui était en cours, notamment dans la partie sud de la ville et qui a vocation à aider les propriétaires à entretenir leurs biens, notamment les petits propriétaires.
Que va devenir le Centre Technique Municipal, après son déménagement.
Enfin, il est à peine fait allusion, sous réserve d'une lecture attentive (j'ai vu qu'il y était allusion) à la problématique de la gare de triage et du périmètre de sécurité. J'attends d'ailleurs toujours, M.MEIGNEN, la communication du courrier émanant de l’État qui atteste de la levée du périmètre, comme vous l'aviez annoncé aux Blanc-Mesnilois.
Je continue, après avoir interpellé le préfet sur cette question , à penser qu'il n'y a pas encore de levée du périmètre. Cela pose question. Vous l'aviez annoncé aux Blanc-Mesnilois. On voudrait au moins avoir cette lettre qui doit donner des éléments de motivation sur cette question parce que l'impact de ce périmètre sur l'avenir de notre ville est immense, à moyen terme, pour ne parler que des questions d'urbanisme qui nous intéresse ce soir. Or, les documents sur cette question de la gare de triage, y compris le plan de zonage, font un peu comme si de rien n'était, mais c'est peut-être, et on peut éventuellement la partager, une stratégie : se dire que l'on fait comme si de rien n'était et on continue d'avancer. On avait déjà en d'autres temps évoqué cette posture stratégique-là avec les maires des villes voisines.
Enfin, un dernier point et j'arrête là, sur la présentation dans le document sur la démocratie locale, vous évoquez les Conseils de quartier, mais où vous ne faites plus du tout allusion au Conseil local de la vie associative, au Conseil local des jeunes et Conseil consultatif des aînées. Je voulais savoir si ces instances fonctionnaient encore aujourd'hui dans notre ville.
Voilà quelques éléments, encore une fois contributifs au débat, ils sont faits pour cela. »
Nous allons poursuivre àéditer les interventions des élus du Groupe Le Blanc-Mesnil au Cœur.
